
[TCP 2022 - Les Lauréats] Le Super Spaser de la métropole Aix-Marseille-Provence
Cet article fait partie du dossier :
SPASER : exemple
Si un Trophée “Super Spaser” avait existé, c’est celui qu’aurait décroché la métropole Aix-Marseille-Provence. Et haut la main ! Elle s’est vue attribuer le Trophée “Politique achat responsable”, l’un des plus convoités.

Réussir à déployer une telle politique sur un territoire aussi vaste que celui de la métropole en harmonisant les pratiques des six intercommunalités préexistantes, c’est encore plus complexe qu’assembler un puzzle de 42 000 pièces par une nuit sans lune. Pourtant, comme nous le confirme la chef du projet Spaser au sein de la direction des achats de la métropole, le résultat est au rendez-vous !
Comment ont été négociées les nouvelles pratiques d’achat dans chacun des six EPCI qui ont constitué la métropole ?
Le processus de programmation s’est depuis structuré grâce à un système d’information qui permet d’avoir une vision complète et transversale des besoins de tous. Il est le socle des mutualisations de marchés et des actions conduites par les acheteurs.
La programmation et les actions de mutualisation des achats ont permis d’identifier les potentiels contributeurs aux groupes de travail Spaser. Une note du DGS a en outre donné un élan officiel à la constitution des groupes de travail thématiques, animés en binôme par les acheteurs et les conseillers juridiques. Nous avons par ailleurs veillé à ce que les différents territoires et entités métropolitaines soient représentés.Le service Programmation dédié au recensement des besoins. Ce service s’est positionné à la fois comme centralisateur des besoins des six anciens EPCI
Les six intercommunalités n’ont-elles pas eu l’impression de se faire déposséder d’une prérogative ?
Concernant l’élaboration du Spaser, et compte tenu de la complexité du projet, du temps, des outils et des ressources à mobiliser, nous pensons que cette centralisation a plutôt été bien accueillie. Nous avons eu à cœur de mettre en valeur et de nous appuyer sur les nombreuses bonnes pratiques déjà existantes en matière d’achats responsables. Elles sont reprises dans les encadrés de chaque fiche du Spaser.
Les EPCI étaient-ils ouverts aux aspects sociaux et environnementaux ?
La coanimation acheteur/juriste a par ailleurs été un atout pour à la fois impulser en rappelant les obligations réglementaires, et rassurer en donnant des outils pratiques sur l’expression de besoin et la sélection des offres. Des entités « expertes » ont également été mobilisées (égalité femmes/hommes, innovation, insertion, qualité de l’air, plan climat, environnement, handicap, plan alimentaire de territoire) pour s’assurer de la cohérence du Spaser avec les nombreuses autres actions conduites par la métropole en matière de développement durable.Des directions exemplaires n’ont pas attendu le Spaser pour mettre en place des considérations environnementales et sociales
Qui a décidé quelles seraient les différentes familles d’achat ?
Comment ont été organisés les différents groupes de travail ?
Ces groupes métiers étaient constitués de prescripteurs et des rédacteurs de marchés. Chaque groupe était encadré par un binôme acheteur et un conseiller juridique, pour un pilotage complet et rassurant pour les contributeurs. Les différentes étapes d’élaboration du Spaser ont été validées par notre élu délégué à la commande publique qui a porté la délibération relative à l’adoption du Spaser en octobre 2021.
En fonction de vos objectifs initiaux, où en êtes-vous aujourd’hui ?
- 100 % de nos marchés notifiés/an intégrant une considération environnementale (nous en étions à environ 50 % au troisième trimestre 2022) ;
- 30 % de nos marchés notifiés/an intégrant une considération sociale (nous en étions à 14 % à la fin du troisième trimestre) ;
- enfin, 5 % de notre masse d’achat doit être adressée aux entreprises solidaires. À fin septembre, nous en étions à presque 2 %.
Nous sommes confiants sur l’atteinte de nos objectifs d’ici 2025. Mettre en œuvre le développement durable dans les achats, c’est prendre en compte toutes les externalités, qu’elles soient environnementales, sociales ou économiques.
Sur le même sujet


Envoyer à un collègue
Chargé de la commande publique (f/h)
- 30/03/2025
- Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
- 29/03/2025
- Ville Fontenay sous Bois
Comptable - Responsable Marchés Publics (f/h)
- 29/03/2025
- Ville de Châteauneuf-sur-Loire
TA Nantes 19 février 2025 Mme A B
-
Article réservé aux abonnés
- 04/04/25
- 11h04
CAA Toulouse, 1er avril 2025, req. n° 23TL01301
-
Article réservé aux abonnés
- 03/04/25
- 05h04
CAA Nantes, 21 mars 2025, Rec. 25NT00066
-
Article réservé aux abonnés
- 03/04/25
- 12h04
Sous-critères prix dans un marché public : procédure de passation en péril
-
Article réservé aux abonnés
- 27/03/25 06h03
- Mathieu Laugier
Saucissonner ou allotir, il faut choisir
-
Article réservé aux abonnés
- 26/03/25 06h03
- Jean-François Aubry
Demande de précision en marché public : une modification sans incidence financière, mais qui ne passe pas
-
Article réservé aux abonnés
- 03/04/25 07h04
- Mathieu Laugier
Achat public durable : le kit de la DAJ pour accompagner les acheteurs publics est arrivé !
-
Article réservé aux abonnés
- 26/03/25
- 04h03
Pondération identique : pas de sous-sous-critère dans la passation d’un marché public
-
Article réservé aux abonnés
- 27/03/25
- 06h03